Les facteurs aggravants ou facteurs de risque sont des éléments qui favorisent les accidents de décompression.
Tout plongeur ne peut ignorer l'existence des "facteurs de risque".
Pour éviter ces risques, il faut les connaître.
Les enquêtes réalisées concernant les accidents de plongée convergent toutes sur la présence d'au moins un facteur de risque dans la genèse de ceux-ci. Certains sont retrouvés avec une fréquence plus importante que d'autres ; ils peuvent également se cumuler entre eux. Leur importance est variable d'un sujet à l'autre mais aussi d'un instant à l'autre pour un même individu.
- Les efforts musculaires :
Tout effort entraîne une augmentation de la consommation d'oxygène et donc du débit sanguin dans le muscle.
De ce fait, la quantité d'azote résiduel dans les fibres musculaires est augmentée durant l'effort.
Les tables ne prennent pas en compte les efforts au-delà d'un certain seuil. Se méfier des courants, du palmage intense, des bouteilles que l'on porte ou de la remontée manuelle de l'ancre en fin de plongée…etc.. L’effort s'avère ainsi être un facteur de risque qu'il convient de mesurer et de prendre en compte dans la décompression. Une absence totale de mouvements n'est cependant pas souhaitable, notamment lors de paliers trop statiques, en raison de la diminution trop importante de la perfusion tissulaire. Un palmage léger parait idéal. Il faut savoir doser ses efforts avant, pendant et après la plongée.
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La méforme physique et la fatigue :
La plongée requiert une bonne forme physique sans demander toutefois des dons exceptionnels. La fatigue est un des facteurs principaux des accidents de décompression et mieux vaut remettre une plongée si l'asthénie est marquée. Voyages, surmenage et maladies voire un simple manque d'entraînement sont des causes souvent retrouvées. Se remettre progressivement "dans le coup" est une bonne stratégie plutôt que de faire "une cinquante mètres" après avoir traversé la France du Nord au Sud après une année de travail sédentaire.
- Les plongées successives :
Au-delà de deux plongées par jour, (bonjour les dégâts!), la décompression est mal connue, aléatoire et hasardeuse. Il est préférable de faire la plongée la plus profonde en premier et d'être très strict sur les majorations de la plongée successive. Certains ordinateurs de plongée dans un but commercial donnent l'impression de pouvoir gérer un grand nombre de successives sans aucune base physiologique.
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Le profil de la plongée :
Les profils fantaisistes, tourmentés, et notamment les plongées "yoyo", sont connus pour être trop souvent impliqués dans la genèse des accidents de décompression. Même en respectant les paliers, le risque d'un accident de décompression est réel dans le cas d'une succession de montées et de descentes lors d'une plongée. La profondeur maximale de la plongée doit être atteinte en début de plongée avec un profil plutôt ascendant ensuite.
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Les âges extrêmes :
Il n'y a pas de limites clairement établies concernant l'âge optimal des plongeurs. Il est admis qu'avant huit ans la plongée doit se limiter à une découverte du milieu marin. La maturité pulmonaire est à peine atteinte à cet âge. Les tables utilisées actuellement n'ont pas été étudiées pour les enfants et leur utilisation donc n'est qu'arbitraire. La poursuite de l'adaptation au milieu subaquatique se fera de façon progressive au fil des années.
Le vétéran prendra en compte le poids des années, malgré l'expérience acquise. Son organisme vieillit au sens physiologique du terme même si son tempérament est des plus jeunes
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La déshydratation :
Sous l'eau, la pression hydrostatique, proportionnelle à la profondeur, entraîne une modification de la répartition de la masse sanguine. Une compensation est alors nécessaire qui entraîne une diminution de la masse sanguine en augmentation la diurèse (d'où l'envie d'uriner bien connue en plongée). Dès la remontée, la pression ambiante diminuant, on assiste à un besoin inverse mais dans ce sens la compensation est plus lente. C'est ainsi que le volume sanguin dans la circulation générale s'avère alors insuffisant, mettant à jour une véritable déshydratation, responsable d'une altération des phénomènes physiologiques de la décompression. L’absorption d'une quantité suffisante de boisson avant et après la plongée en limite les effets.
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Les facteurs psychologiques :
La peur, l'angoisse, la colère et toute hypersensibilité influencent le comportement du plongeur et peuvent rendre le plongeur plus sensible à l'apparition de bulles pathogènes. Le chef de palanquée devra éviter les situations délicates ou rassurer à bon escient. Notons l'immaturité normale des enfants.
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L'alcool :
L'alcool possède des propriétés tensio-actives favorisant la formation de bulles. Boire ou plonger, il faut choisir. Les vacances sont souvent l’occasion de « faire la fête », de se coucher tard, bref le bon cocktail pour que la plongée du lendemain mette une fin désastreuse aux vacances.
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L’obésité :
Les tissus gras ont la particularité, du fait de leur constitution, de "piéger" une quantité d'azote dissou plus importante que d'autres tissus anatomiques. De ce fait, tout plongeur dont les masses adipeuses sont plus développées que la moyenne est un sujet à risque. Il semble également que l'anatomie féminine, plus riche que l'homme en tissus gras, présente un léger handicap vis-à-vis de celui-ci.
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Les médicaments :
Tous les modèles de décompression ont été étudiés chez des gens sains ne faisant l'objet d'aucune thérapeutique particulière. La prise d'un ou de plusieurs médicaments est susceptible de modifier la physiologie normale du sujet et de perturber certains éléments de la décompression ou bien d’entraîner en plongée des modifications physiologiques importantes susceptibles d’entraîner des troubles cardio-vasculaires ou neurologiques..
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Le tabac :
Le tabac est nocif chez tout le monde et encore plus chez le plongeur !
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Les résistances à l'expiration :
La qualité de la décompression est liée à la qualité des échanges gazeux pulmonaires qui sont dépendants des gradients de pression de part et d'autre de la membrane alvéolaire. Il suffit qu'il existe des résistances à l'expiration pour que ces gradients soient perturbés. Il faut éviter, lors de la remontée ou durant les paliers, de pratiquer des apnées et d'effectuer des Valsalva, et veiller à la qualité du détendeur dont une nécessité première est d'offrir un minimum de résistance à l'expiration.
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Les antécédents d'accidents de décompression :
Tout plongeur ayant fait antérieurement l'objet d'un accident de décompression doit se méfier plus que les autres, surtout si cet accident n'a pu être expliqué. Demander l'avis du spécialiste en médecine hyperbare avant de reprendre les plongées. Il existe des sujets qualifiés de "bulleurs" en raison de leur véritable prédisposition face aux accidents.
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Le froid :
La déperdition calorique dans l'eau est considérable. Pour lutter contre le froid, l'organisme déclenche des mécanismes complexes. Il peut être responsable d’une augmentation volontaire des efforts musculaires ; toutefois, les différentes études sont contradictoires sur le fait que le froid représente un facteur de risque.
Les facteurs de risque peuvent bien entendu s'ajouter les uns aux autres et leur cumul représente un facteur aggravant supplémentaire. La plongée n'est pas un "sport à risque" mais seulement une "activité à facteurs de risque". La connaissance et la prise en compte des facteurs de risque vous fera perdre peut être quelques plongées mais vous évitera l’accident de décompression responsable de décès, de séquelles et d’une contre indication définitive à la plongée. De plus, vous n’êtes pas seul en plongée et l’accident survenant en cours de plongée peut mettre en danger les autres membres de la palanquée. Prouvez que vous êtes un plongeur intelligent et qui a du bon sens.
| Facteurs faisant augmenter
le nombre de bulles circulantes
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Prévention
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L’âge
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Plus en âge tu avanceras,
Plus de précautions, tu prendras
Et moins profond, tu plongeras
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Le poids du plongeur
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Ton poids tu surveilleras
Plus gros tu seras
Plus de précautions tu prendras
Et moins profond tu plongeras
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La condition physique
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Plus fatigué tu seras
Plus de risque à ne plus jamais plonger tu auras
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La profondeur et le temps de plongée
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Plus profond tu plongeras
Plus de risque à ne plus jamais plonger tu auras
Plus longtemps tu plongeras
Plus de risque à ne plus jamais plonger tu auras
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Les variations rapides de pression
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Si des plongées « yoyo » tu effectueras
Plus de risque à ne plus jamais plonger tu auras
Si des remontées rapides tu effectueras
Plus de risque à ne plus jamais plonger tu auras
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Les efforts musculaires avant pendant et après plongée
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Entre les efforts musculaires et la plongée, tu choisiras
Si des efforts musculaires tu effectueras
Plus de risque à ne plus jamais plonger tu auras
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Un intervalle court entre deux plongées
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Plus court entre deux plongées, le temps sera
Plus de risque à ne plus jamais plonger tu auras
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